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Entre ambitions spatiales et réalité terrestre

Au cours du mois dernier, les banques centrales ont adopté un ton de plus en plus restrictif, obligeant les marchés à reconsidérer le momentum exceptionnel autour du thème de l’IA. Face à la hausse persistante de l’inflation, les autorités ont maintenu une posture prudente malgré les bonnes nouvelles relatives à un éventuel cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.

Équilibrer les risques d’inflation et de croissance

Dans un scénario de « désescalade fragile », l’inflation devrait rester plus longtemps au-dessus des objectifs des banques centrales, avec des risques croissants d’effets de second tour, notamment en Europe où les perspectives de croissance restent fragiles. Dans l’UE en particulier, nous pensons que les marchés sous-estiment actuellement les risques de croissance et, par conséquent, nous n’anticipons pas de véritable cycle de hausse des taux des banques centrales (BCE, BoE), ce qui rend attractif le segment court terme des courbes.

Un levier industriel pour l’Europe

Les marchés ont continué d’être portés par la progression des résultats des entreprises, compensant en partie les inquiétudes suscitées par la hausse des rendements américains. À l’avenir, les mesures de politique monétaire et l’orientation des politiques seront des facteurs clés à surveiller. D’un point de vue stratégique, nous restons attentifs aux risques élevés de valorisation et de concentration sur le marché américain. Nous privilégions donc l’Europe, le Japon et les marchés émergents. L’Europe, en particulier, passe d’un modèle axé sur la consommation à un modèle axé sur la résilience, renforçant ainsi la région en tant que thème d’investissement à long terme.

Approche légèrement pro-risque, en insistant sur la sélectivité

Le mois de mai a été positif pour les actifs risqués, mais le contexte macroéconomique s’est légèrement affaibli. La croissance s’avère plus irrégulière alors que l’inflation apparaît plus nettement dans les chiffres aux États-Unis, en zone euro et au Royaume-Uni, laissant les banques centrales moins sereines. Dans ce contexte, le ton reste légèrement pro-risque, avec une plus grande sélectivité.

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