Points clés à retenir

  1. L’Inde est appelée à jouer un rôle central dans la transition mondiale vers une énergie propre au cours de la prochaine décennie. Désormais pays le plus peuplé au monde, avec plus de 1,4 milliard d’habitants, et quatrième économie mondiale en termes de produit intérieur brut (PIB), elle devrait devenir le principal moteur de la croissance de la demande énergétique mondiale d’ici 2035. Si elle est aujourd’hui le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre (GES), l’Inde constitue déjà le quatrième marché des énergies renouvelables au monde.

  2. L’année 2025 a déjà marqué un tournant dans la transition énergétique du pays, même si le charbon demeure la pierre angulaire de son système énergétique. L’Inde a atteint son objectif d’installer 50 % de sa capacité électrique à partir de sources non fossiles, soit cinq ans avant l’échéance fixée à 2030. Si le charbon reste encore essentiel à la production d’électricité, son poids dans le mix énergétique indien devrait progressivement diminuer à mesure que les énergies propres gagnent du terrain.

  3. La combinaison de mesures agissant sur la demande, afin d’en reforcer la pévisbilité, et d’incitations agissant sur l’offre, destinées à accroître les capacités de production, permet au capital privé d’entrer plus tôt et à plus grande échelle. Des mesures ambitieuses du côté de la demande renforcent l’attractivité des investissements dans la production d’énergies renouvelables, la mobilité électrique et l’industrie manufacturière locale, en offrant une forte visibilité sur les débouchés, tandis que les incitations du côté de l’offre contribuent à réduire les coûts et les risques liés aux projets. La hausse de la demande d’électricité liée à l’électrification en Inde devrait encore renforcer le développement à long terme des capacités de production renouvelable.

  4. L’élan de mobilisation des capitaux en en faveur de la transition s’entensifie en Inde, avec une attention particulière portée à des modèles économiques clairs dans les énergies renouvelables, la modernisation des réseaux, l’électrification des transports et la production industrielle bas carbone. Au cours des dix dernières années, le ratio des flux d’investissement entre capacités liées aux énergies fossiles et capacités non fossiles est passé de 1:1 à 1:4. Aux côtés des capitaux privés levés localement, les institutions de financement du développement (IFD), les investisseurs étrangers et les marchés domestiques jouent un rôle de plus en plus déterminant dans le déploiement des technologies propres dans le pays.

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